Autrefois, on connaissait les clochards, maintenant on évoque plutôt les SDF, car les sans-logis sont les
plus visibles. Mais chacun sait que ne pas avoir de logement est la première étape vers les marges de la société. Tout le monde ne vit pas au centre, dans des appartements, bien intégrés, bien
propres, bien stables. De plus en plus de gens se trouvent en difficulté pour joindre les deux bouts du mois et se retrouvent à la rue. Certains redeviennent hommes des bois comme autrefois au
Moyen Age. Il sont à Vincennes ou au bois de Boulogne dans des cabanes de fortune. D'autres campent sur les rives de la Seine (photo ci-jointe), ou sur les bords du Canal St Martin.
Plus notre système se complexifie, plus nous produisons des décalés, des marginaux, voire des désaxés qui ne trouvent pas leur place. Trop de rigidité, trop de règlements et de plus en plus
d'inégalités, malgré des protections sociales bien faites. Un vrai casse-tête qui nous saute au visage chaque fois qu'un SDF fait la manche ou demande un ticket de restaurant dans un métro.
On peut toujours se protéger en disant que c'est le système qui ne va pas. Pour ce qu'on voit, ce sont des centaines d'hommes et de femmes qui ne vont pas bien.
P.S.M.

Général d’Armée Jeannou LACAZE