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PARIS SOLIDARITE METRO.
Président d'honneur :Général d'Armée jeannou Lacaze,(+) ancien chef d'etat major des Armées.

 

 

 

Président: daniel HENTZE.
Vice président: docteur bertrand DEGUSSEAU
Secrétaire général: régis HOLLEMAERT
Trésorier :melle hélène DESCHAMPS.
tel :01 44 72 06 93.

MAILL parissolidaritemetro@free.fr

LE DROIT AU LOGEMENT UN DROIT POUR TOUS.

 


Hommage à Jeannou Lacaze.


 

 

VOUS NOUS AVEZ REDONNER L'ESPOIR.

Grace à votre aide et de la motivation: vous nous avez aider à quitter l'enfer du métro.

ADIEU ET MERCI MON GENERAL.

 

 


Daniel Hentzé.

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LA RUE

Samedi 29 avril 2006
Par Daniel Hentzé
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Mardi 2 mai 2006

Pas vu à la télé

En attendant d'être fin prêt à entrer en asile de nuit, essaie le carton. On en trouve facilement et cela fait vraiment une différence comme matelas, comme coupe-vent et pour se croire dissimulé. Pour lutter contre le froid, ramasse un vieux journal et glisse-le sous ton blouson. C'est un peu bruyant tant que le papier n'est pas imprégné de crasse mais c'est très efficace.

A propos de température, peut-être as-tu remarqué que les clochards empilent souvent les pulls sous plusieurs manteaux même au plus fort de l'été. Outre le fait que c'est la façon la moins fatigante de transporter ses affaires, c'est surtout que la sous-alimentation et la fatigue provoquent une sensation de froid permanente. Un état de manque si tu préfères. Tu seras surpris du temps qu'il te faudra pour arrêter de trembler même en plein mois d'août. Le froid n'est pourtant pas le plus grand ennemi du SDF, contrairement à ce que la mobilisation hivernale des médias pourrait laisser penser. Dans la rue il n'est de pire ennemi que la pluie.

Fini les mégots ramassés aux arrêts de bus. Terminé le carton. Oubliée la douceur des vêtements certes puants mais secs.

« avoir un lit retenu à ton nom dans un asile de nuit est une preuve. Irréfutable. Le SDF médiatiquement correct n'est qu'un vulgaire clodo »
Pour couronner le tout l'humidité multiplie les déperditions de chaleur, comme si tu n'avais pas assez de tremblements comme ça. Et n'espère pas taper les passants d'une piécette sous la pluie. Ce n'est pas le froid qui rempli les asiles de nuit, c'est la pluie. Quelle que soit la saison, n'en déplaise à ceux qui ferment les abris neuf mois sur douze.

C'est ainsi qu'après être passé plusieurs fois devant les bureaux d'inscription tu finiras par sauter le pas, trempé comme une soupe. Toute honte ravalée : avoir un lit retenu à ton nom dans un asile de nuit est une preuve. Irréfutable. Le SDF médiatiquement correct n'est qu'un vulgaire clodo. Ton ego s'en remettra peut-être un jour mais c'est pas gagné d'avance...

Ce qui se passe derrière les portes de l'asile de nuit est présenté dans une autre partie. Ici tu retiendras surtout que tu viens de passer brillamment ton diplôme de fin d'études. Une fois accepté le fait que ton statut de SDF masque une réalité de clochard tu seras en mesure de te débrouiller pour survivre dans la rue.

Agrégation en poche, il est temps de songer à ton insertion professionnelle. L'alcool est un bon parcours.

Par Daniel Hentzé
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Lundi 15 mai 2006
Ce reportage auprès des sans-abri de Moscou a été réalisé par Gaël Turine lors de trois voyages qu'il a effectués dans la capitale russe en octobre 1999, en décembre 1999 et en décembre 2000. Ce travail a été accompli en collaboration avec l'équipe de Médecins Sans Frontières à Moscou.

Le 20 octobre 2000, une exposition était inaugurée dans la capitale russe. Appuyée par une campagne d'affichage, elle faisait partie d'un programme de sensibilisation de la population moscovite aux réalités quotidiennes des personnes sans abri.

"Accompagné de notre médecin Kirill, [Gaël] a arpenté jour et nuit les recoins les plus glauques, zones et cours des miracles moscovites: trains-dortoirs de banlieue, bouches d'égout, abords de gares, centres de détention. Pourtant, si les photos montrent forcément la misère, elles ne sombrent pas dans le misérabilisme. Les gens y sont des gens, pas des symboles."
Hedwige Jeanmart Coordinatrice du programme « sans-abri » à Moscou.

Par Daniel Hentzé
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Lundi 15 mai 2006


Chaque année, l'arrivée du froid fait invariablement s'interroger sur le sort des sans abris..
Crédit : Franck Dubray

Le froid de ces derniers jours pose le problème de l'hébergement d'urgence

Photo N°5 : "L'hiver s'annonce rude pour les SDF"

Chaque année, l'arrivée du froid fait invariablement s'interroger sur le sort des sans abris. A Saint-Brieuc, des structures proposent un hébergement d'urgence pour les plus démunis. Mais trouver un juste équilibre entre les demandes des SDF et les propositions des centres d'accueil n'est pas si simple.


Au standard du 115, le numéro d'urgence pour les sans-abris, Marie-Laure centralise les appels à l'aide du département. La grande majorité proviennent de Saint-Brieuc et sont lancés par les SDF eux-mêmes, mais aussi par les hôpitaux, pompiers, gendarmes ou policiers, qui font souvent office de Samu social. " Je remarque qu'il y a plus de gens qui appellent en hiver, surtout en soirée. Mon rôle est de les orienter vers les bonnes structures. "

Les centres d'accueil briochins les plus actifs sont le Foyer Argos, le Secours catholique et Emmaüs. S'ils apportent de l'aide, chacun à leur manière, la solution " miracle " est difficile à envisager. " C'est sûr qu'à Saint-Brieuc, un lieu d'accueil de type " halte ", avec un repas chaud servi chaque soir, drainerait beaucoup de monde ", estime l'éducateur d'un centre briochin. " Mais ce n'est pas la solution. On fait du cas par cas, il est impossible de traiter le problème dans sa globalité. "

L'équation est en effet bancale pour plusieurs raisons. D'une part, le nombre de SDF évolue, et n'est donc pas facile à déterminer. " Même si on en connaît la plupart ", avoue l'éducateur. D'autre part, beaucoup ne veulent pas entendre parler d'un hébergement occasionnel, soumis à des règles strictes : pas de chiens, pas d'alcool, entretiens obligatoires avec des membres de l'encadrement... Pour ceux-là, dont le mode de vie ne correspond pas aux conditions d'accueil proposées, la solution se résume, en général, à dormir dans un squat ou même, parfois, sur le trottoir.

Toujours une solution

Claude, SDF briochin de 65 ans, fait partie de ceux qui préfèrent se débrouiller par leurs propres moyens. Question de dignité. " J'aime mieux crever dans la rue plutôt que d'aller dans un foyer, explique-t--il. C'est vrai qu'avec le froid, c'est difficile, mais j'ai trouvé un ami qui veut bien m'héberger en attendant que je puisse me loger tout seul. ".

Devant cette situation, les structures d'aide ont choisi le jouer la carte de la flexibilité. Au foyer Argos, par exemple, il n'existe que deux chambres individuelles pour les accueils d'urgence. Quand celles-ci sont occupées, ce qui est souvent le cas en période de grand froid, des solutions d'hébergement sont toujours trouvées dans d'autres structures du département, ou grâce à un réseau de partenaires de la ville.

Pour l'heure, pas d'affolement, les centres d'accueil briochins ne sont pas saturés. Mais l'arrivée d'un grand nombre de demandeurs d'asile sans logis, ces derniers mois, fait craindre une augmentation subite de la demande si les températures ne se radoucissent pas dans les prochains jours.

Journal Ouest-France
Edition : Saint-Brieuc - Rubriques : Saint-Brieuc

Par Daniel Hentzé
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Lundi 15 mai 2006
Par Daniel Hentzé
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Lundi 15 mai 2006
Actualité - Solidarité
L’Armée du Salut fait de la soupe l’été
 
Devant le nombre important de personnes âgées à la rue, l’Armée du Salut a décidé, pour la première fois, de poursuivre la distribution de repas durant tout l’été.
 
par Priscille MULLER-LAFITTE
 
Nous sommes sous le métro aérien, à Paris, à hauteur de la station Saint-Marcel, à l’endroit où les piliers du métro descendent droit dans un petit square. Il est 18 h 15 et, déjà, quelques badauds se retrouvent autour des bancs et s’installent sur le rebord du trottoir. Une demi-heure plus tard, une camionnette blanche se gare au milieu de la place. Un homme en uniforme en sort promptement et, en deux temps trois mouvements, transforme la camionnette en buvette avec comptoir et petit auvent.

L’homme en uniforme s’appelle Philippe Schmitter, il est officier de l’Armée du Salut, il est venu avec trois jeunes filles du foyer du domaine de Morfondé, en Seine-et-Marne. « Ce sont les jeunes du domaine qui ont réclamé que les soupes d’hiver continuent l’été, plaisante Philippe. Ils ne voulaient pas s’arrêter, ils étaient déçus... » En fait, cette opération est menée ailleurs dans Paris. La demande était exprimée régulièrement par les bénévoles lors des assemblées générales. Jusqu’à cette année, tout s’arrêtait entre le 30 avril et le 1er novembre, pour des raisons financières, explique le major Dominique Glories, responsable des distributions de repas. Et puis, cet été, les 320 000 euros nécessaires ont été trouvés, avec les dons et les fonds propres, en raison de l’urgence de la situation : « Depuis la fin de l’hiver et le début du printemps, nous avons constaté un afflux de personnes âgées aux distributions, raconte Dominique Glories. En les questionnant, nous avons réalisé qu’elles avaient de très faibles revenus, voire rien du tout. » Des personnes qui ont travaillé au noir toute leur vie et ne perçoivent pas de retraite, ou seulement une petite pension, le revenu minimum vieillesse... Des individus vulnérables, qui peuvent très difficilement bouger de Paris et n’iront pas chercher un travail d’été à la campagne.

A la rue depuis 1990

« D’abord, ça coûte cher de voyager, ensuite, il faut avoir un point de chute, et puis, on perd tout ce qu’on a ici », explique Pierre, SDF. De tous ses compagnons d’infortune, il ne connaît que très peu de personnes qui aillent faire les vendanges ou ramasser les fruits. Pierre sait de quoi il parle, il a soixante et onze ans et vit dans la rue depuis 1990. Il n’ose déjà pas prendre le métro ou le RER pour la distribution des Restos du Cœur à la gare de l’Est parce qu’il a peur des contrôleurs, alors aller plus loin…

L’Armée du Salut est le seul organisme d’aide sociale parisien à se lancer dans une distribution d’été sans interruption. La Mie de Pain, foyer qui accueille plus de 800 personnes la nuit, ferme de mai à octobre. Les Restos du Cœur font relâche au mois d’août – du moins à Paris. Dans le reste de la France, chaque département est autonome pour décider ou non de la poursuite de la distribution l’été, en fonction des stocks disponibles. C’est la même chose pour la plupart des associations comme le Secours catholique ou le Secours populaire. Alors, comment se débrouillent les personnes de la rue pour se nourrir ?

« On attend, à la sortie des hôpitaux ou des supermarchés, que soient jetés les aliments encore sous cellophane, on fait les poubelles, c’est fou tout ce qu’on peut trouver !, décrit Pierre. Mais ça ne vaut pas un bon repas chaud et équilibré. »

Et si les bénévoles ont moins l’impression d’apporter une aide d’urgence, ce n’est qu’une illusion. Quand viennent les jours très chauds, raconte Dominique Glories, les risques de mortalité sont aussi importants que l’hiver. Surtout pour les personnes âgées : les problèmes de déshydratation sont courants.

« L’été, c’est idéal pour nouer des contacts avec les gens, remarque Philippe, bénévole depuis un an. Les personnes sont moins dans la survie, ne sont pas pressées de se mettre à l’abri du froid, on peut discuter plus facilement. » Une jeune bénévole, Fatou, dix-huit ans, du domaine du Morfondé, s’enthousiasme : « C’est la première fois que je le fais, et j’arrive à nouer le contact facilement. J’ai trouvé ma vocation... » Des vocations de bénévoles, l’Armée du Salut en a besoin pour l’été qui vient.

 


A la recherche de bénévoles

L’Armée du Salut cherche encore des bénévoles pour distribuer les repas en juillet et en août. Il suffit d’être libre le soir à partir de 18 h 45 jusque vers 20 h 30. Une précision qu’apporte Dominique Glories, pour inciter les personnes en activité cet été à se libérer quelques soirs dans le mois. Les formations à la distribution de repas se font sur place, tout nouveau bénévole est entouré de personnes compétentes et habituées au fonctionnement de l’association.

Quand l’Armée du Salut s’est lancée dans la distribution de repas l’été, elle a fait le pari que les bénévoles suivraient. Pour l’instant, les grilles ne sont pas remplies. Et le nombre de personnes sans abri qui viennent chercher un repas augmente de semaine en semaine : ils étaient 40 il y a trois semaines, 250 il y a quelques jours. La demande peut monter facilement jusqu’à 450.

Fondation Armée du Salut
60, rue des Frères-Flavien
75976 Paris Cedex 20
Service bénévolat : 01 43 62 25 60.


 
Par Daniel Hentzé
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Vendredi 19 mai 2006
Par Daniel Hentzé
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Mercredi 24 mai 2006

De la sociologie de la rue

Dans la rue comme ailleurs existe tout un ensemble de comportements destinés à affirmer l'appartenance à un groupe. Le litre de rouge mis en commun y fait office de salon de thé, le mégot partagé tient lieu de petits fours. C'est l'endroit où l'on se reconnaît et où l'on communique, activités sociales hautement recommandées par ailleurs. Les reprocher aux SDF ?

La rue ne fait que transcrire dans son langage l'ensemble des pratiques à la base de toutes sociétés. En comprendre les règles et la morale demande beaucoup de temps et de lucidité. C'est là que le bât blesse. Le temps de la rue n'a rien de commun avec l'autre, le normal.

« des toubibs qui feraient mieux d'ouvrir plus souvent leur porte aux sans-abri qu'aux médias complaisants »
Vivre au jour le jour suppose l'absence de lendemain, où demain n'est pas le futur mais l'heure qui suit. Le concept de projet n'y existe que comme légende sans cesse renouvelée. Quant à la lucidité, elle est fortement tributaire de la quantité d'alcool absorbée. S'il est facile aux braves gens de reprocher aux SDF leur abus de vin de divers pays de la communauté européenne, il est plus rare que ces bonnes âmes comprennent que c'est aussi une condition de survie.

Chaque mort de froid relance ce pseudo-débat, scientifiquement cautionné par des toubibs qui feraient mieux d'ouvrir plus souvent leur porte aux sans-abri qu'aux médias complaisants. La vérité vraie, celle qui se vérifie au quotidien sur le terrain, c'est que l'alcool est indispensable pour tenir. Pas question de nier les dégâts qu'il entraîne en cas d'abus, mais impossible de taire son utilité.

Essaye donc de passer une nuit dehors sans avoir mangé auparavant. Avant longtemps tu seras frigorifié, secoué de tremblements incoercibles, obsédé par l'idée d'avaler quelque chose. Un morceau de pain ? Moins facile à transporter qu'un kil de rouquin (litre de vin rouge). Et ça ne procure aucune sensation de chaleur.

Le coup de rouge, lui, réchauffe le coeur. Illusion physiologique peut-être, mais salutaire réalité immédiate. Avant la fin de la nuit tu seras suffisamment embrumé pour oublier tous les malheurs du monde, voire les tiens. Rien que pour ça l'alcool est irremplaçable.

L'alcool est dangereux pour la santé ? Met la vie en danger ? Eh oh, es-tu bien sûr que ce soit l'alcool qui représente le plus grand risque pour le SDF ? Dans la rue, meurt-on plus de cirrhose que de malnutrition, détresse, usure ou solitude ? Quel médecin inscrira "misère noire" comme cause de décès ?

Le sans-abri ne fait certes pas de vieux os mais la picole ne vient pas en tête de liste. Le mondain tête bien plus que le clodo qui fouille ses poubelles et personne ne pense à le marquer au fer rouge. Y aurait-il hypocrisie sous roche ?

Bois donc ton canon et contente-toi d'éviter les abus. Quel intérêt d'être exclu si c'est pour n'avoir pas conscience de ton état à cause de l'alcool ?

Quant à la drogue, elle est rare dans l'exclusion. Beaucoup trop chère, mon fils. Même la barrette de shit est hors de portée du clodo moyen. Pour t'en procurer tu serais obligé de sauvageonner et Chevènement est déjà bien assez *** comme ça pour ne pas lui fournir d'arguments. En outre, c'est très mal vu chez les pros de la rue : la drogue, c'est pas pour les vrais clochards. Quel intérêt d'être exclu si c'est pour se bricoler la perception de son environnement ?

 

Par Daniel Hentzé
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Dimanche 4 juin 2006
dimanche 4 juin 2006, 9h18
Le Dal dénonce une marchandisation du logement social

 

PARIS (Reuters) - La loi Borloo en cours d'examen à l'Assemblée nationale entérine un processus de "marchandisation du logement social", dénonce Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de la fédération Droit au logement (Dal), qui relativise au passage l'importance du retrait de l'amendement Ollier.

Cet amendement vidait de sa substance l'obligation faite aux communes par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) de 2000 de consacrer 20% de leur parc immobilier aux logements sociaux.

Face au tollé qu'elle avait suscité jusque sur les bancs de l'UMP, le gouvernement a décidé mercredi de retirer cette disposition du projet de loi portant Engagement national pour le logement (ENL), examiné en seconde lecture par les députés.

"C'est une victoire emblématique", reconnaît Jean-Baptiste Eyraud dans une interview accordée à Reuters, avant d'en modérer l'impact: "Il y avait des enjeux politiques mais, au niveau quantitatif, c'était marginal et son retrait n'aura aucun impact sur la crise du logement."

A en croire les calculs du Dal, la construction de 5.000 "vrais logements sociaux" par an était en jeu dans la bataille contre l'amendement Ollier alors qu'on dénombre en France 1,3 million de demandeurs de logements sociaux.

"Il n'y a pas de quoi pavoiser. La loi ENL est beaucoup plus grave car on est désormais sur une dynamique de liquidation rapide, sur un processus de marchandisation du logement social."

"LES MICRO-BIDONVILLES REAPPARAISSENT"

"Ce qu'on aurait aimé par exemple, c'était entendre la gauche dire qu'elle était opposée à la vente des logements sociaux", regrette-t-il.

Le Dal est une association qui aide les demandeurs à obtenir un logement social. Depuis sa création en 1990, elle a obtenu le relogement de 10.000 familles et s'occupe actuellement de 5.000 ménages, qui sont soit des "mal logés", soit des "expulsables" soit des "sans logis" vivant pour beaucoup à l'hôtel.

C'est à l'initiative de cette association qu'une centaine de personnes hébergées à l'hôtel ont occupé mercredi un square parisien sous les fenêtres du ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, pour obtenir des logements.

La flambée de l'immobilier et la diminution du parc locatif privé bon marché ont accru ces dernières années la précarité en matière de logement pour des revenus modestes dont l'unique ressource désormais, souligne le Dal, est de se tourner vers l'Etat.

"Cette crise se ressent par l'augmentation des demandes de logements sociaux, par la hausse des procédures d'expulsion pour impayé", explique Jean-Baptiste Eyraud. "Du coup, on ne s'étonne plus de voir des gens vivre dans des caravanes et les micro-bidonvilles réapparaissent."

En cause, selon lui, la vente des logements sociaux qui sont privatisés au bout de cinq ans, quand le propriétaire obtient le droit de revendre son bien au prix du marché.

Mais l'exclusion des revenus modestes du champ du logement social est également due selon le Dal à la déréglementation des loyers HLM, prévue par la loi de décentralisation de 2004, et qui permettra aux bailleurs sociaux d'augmenter les loyers.

REHABILITER PLUTOT QUE DEMOLIR

Le Dal s'élève en outre contre les démolitions de barres HLM, en affirmant que le processus de renouvellement urbain, donc de valorisation des quartiers, profite plus aux revenus moyens qu'aux revenus modestes, condamnés à quitter les lieux car incapables de s'aligner sur les nouveaux loyers.

"Plutôt que de démolir, on peut réhabiliter et faire de belles barres", affirme Jean-Baptiste Eyraud. "Il y a des immeubles du Ve arrondissement qui sont construits sur le même modèle que la Cité des 4.000 de La Courneuve."

Le porte-parole de Droit au logement met par ailleurs en cause la banalisation du livret A, et donc l'assèchement des modes de financement du logement social, et la privatisation des statuts des bailleurs.

Jean-Louis Borloo a bien promis 500.000 logements sociaux en cinq ans dans le cadre de son programme de cohésion sociale. Mais, affirme le Dal, seuls 280.000 seraient vraiment sociaux (de type PLAI - Prêt locatif aidé d'insertion - et PLUS - Prêt locatif à usage social), les autres logements étant plutôt destinés aux classes moyennes, par le biais du Prêt locatif social (PLS).

En plus de militer pour l'application de la loi de réquisition des logements vides ou pour l'arrêt des expulsions sans relogement, le Dal s'est rallié au combat pour l'intégration dans la loi du droit au logement.

L'Ecosse a joué à cet égard un rôle pionnier en 2003 avec le Homelessness Act qui permet à certaines catégories de population de réclamer le droit au logement auprès d'une collectivité locale et, le cas échéant, de traîner cette dernière devant une juridiction compétente en invoquant ce droit.

"Ce serait un droit individuel universel, comme le droit à l'éducation ou à la santé, une garantie semblable au RMI ou à la CMU, un droit qui s'imposerait aux acteurs du logement", imagine Jean-Baptiste Eyraud.

Par Daniel Hentzé
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Lundi 26 juin 2006
Par Daniel Hentzé
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post-113-1123137220.jpgGénéral d’Armée Jeannou LACAZE

Né le 11/2/1924 à Hué (Indochine) décédé le 1/8/2005. Les obsèques solennelles ont eu lieu aux Invalides à Paris.

 

 

En 1940, il combat dans les FFI.. En 1944, il s’engage au 78e RI avec lequel il participe à la réduction de la poche allemande de La Rochelle. Il entre à Saint-Cyr en 1945, fait l’Ecole d’application de l’Infanterie à Auvours dont il sort, en 1947, affecté à la Légion : au 1er puis 2e Régiment étranger d’Infanterie avec lequel il sert en Indochine jusqu’en 1951, séjour coupé par un bref retour en France pour soigner une grave blessure. Capitaine à la section technique de l’armée de terre, puis commandant une compagnie en Algérie, il est muté en 1959 à la 11e demi-brigade de parachutiste de choc. A la disposition du premier ministre de 1963 à 1965, il suit ensuite les cours de l’Ecole de guerre. En 1967, il assume le commandement du 2e REP, qu’il conduit au Tchad lors de l’intervention française de 1969. A l’issue du stage au centre des hautes études militaires et à l’institut des hautes études de défense nationale, il est chargé en 1971 à Paris de la coordination de problèmes touchant au renseignement. Affecté à la 11e division parachutiste en 1976, il en prend le commandement de 1977 à 1979, au moment du déclenchement des actions extérieures françaises au Liban, en Mauritanie, au Tchad et à Kolwési au Zaïre.

 

 

 

En 1979 il est inspecteur de l’Infanterie. Le 15 septembre 1980, il est nommé Gouverneur militaire de Paris, commandant le 3e corps d’armée et la 1e région militaire. Le 1er février 1981 il est désigné comme chef d’état-major des armées et élevé au rang et appellation de général d’armée. Il le restera jusqu’en 1985.

En 1985 il fait ses adieux aux armes. En 1986 il devient conseiller spécial auprès du ministre de la défense pour les relations militaires avec les pays africains ayant signé des accords de défense. Il devient aussi conseiller de plusieurs présidents africains (Mobutu, Sessou N’Guesso, Houphoët-Boigny).

 

 

 

Il est député européen de 1989 à 1994 et rallie les rangs du CNI .

Il a publié en 1991 un livre : Le Président et le champignon (Albin Michel).

 

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  • : Homme
  • : 31/08/1944
  • : Paris 75018
  • : exclusion mairie de Paris sans abris
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