P.S.M.
PARIS SOLIDARITE METRO.
Président
d'honneur :Général d'Armée jeannou Lacaze,(+) ancien chef d'etat major des Armées.
Président: daniel HENTZE.
Vice président: docteur bertrand DEGUSSEAU
Secrétaire général: régis HOLLEMAERT
Trésorier :melle hélène DESCHAMPS.
tel :01 44 72 06 93.
MAILL parissolidaritemetro@free.fr
LE DROIT AU LOGEMENT UN DROIT POUR TOUS.
Hommage à Jeannou Lacaze.
VOUS NOUS AVEZ REDONNER L'ESPOIR.
Grace à votre aide et de la motivation: vous nous avez aider à quitter l'enfer du métro.
ADIEU ET MERCI MON GENERAL.
Daniel Hentzé.
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PARIS - Le plus grand squat de France, qui aurait abrité un temps jusqu'à mille personnes en banlieue parisienne dans une ancienne résidence étudiante de Cachan (Val-de-Marne), a été évacué par les forces de l'ordre.
Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir pris en charge 508 occupants, 367 adultes et 141 enfants. Selon la place Beauvau, 190 d'entre elles ont accepté une proposition de relogement d'urgence dans des hôtels réquisitionnés et seront invitées à demander un logement ultérieur en HLM.
En revanche, 49 autres qui n'ont pas de titre de séjour en France ont été arrêtées et "ont vocation à être reconduites dans leur pays d'origine", dit le cabinet de Nicolas Sarkozy.
Le Parti communiste, dont des élus ont tenté en vain de se rendre sur place pour soutenir les squatters, a dénoncé "l'acharnement" du ministre de l'Intérieur à "faire du chiffre", c'est-à-dire à arrêter massivement des sans-papiers.
"Cette expulsion à grande échelle marque le franchissement d'un pas supplémentaire dans la violence et l'irresponsabilité", dit-il dans un communiqué, soulignant que la moitié des mille résidents, dont 200 enfants, sont sans papiers.
Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a dénoncé pour sa part une "opération médiatique" de Nicolas Sarkozy pour "souligner sa fermeté à l'égard de la question de l'immigration".
Le ministère de l'Intérieur a précisé n'avoir fait qu'exécuter une décision de justice rendue par le tribunal administratif de Melun le 11 avril 2004, après plusieurs autres tentatives vaines d'évacuation "à l'amiable".
Il invoque des risques d'incendie liés à des branchements électriques sauvages pour justifier l'opération, qui met un terme à quatre ans d'occupation des lieux.
Près de 350 chambres d'hôtel ont été réquisitionnées dans quatre départements d'Ile-de-France pour reloger les expulsés.
La démolition de l'ancien squat va démarrer dans les prochains jours, dit le ministère de l'Intérieur.
DOSSIER EPINEUX
Des opérations d'évacuation progressive de l'ex-résidence de l'Ecole normale supérieure ont été menées au fil des ans sur la base de négociations, qui ont été rompues début 2006.
Les occupants avaient organisé au début du mois une "nuit de solidarité", au son du zouk et de rythmes africains, pour réclamer le "relogement de tous" et la régularisation des sans-papiers figurant parmi eux.
Les "1.000 et leurs soutiens" ont également mené plusieurs marches pour exiger des solutions "dignes et décentes" et organisé des "tours de veille" pour tenter de déjouer l'évacuation qu'ils savaient inéluctable.
Cette évacuation vise à mettre fin à plus de quatre ans de discussions et de guérilla judiciaire autour d'un dossier épineux pour Nicolas Sarkozy, critiqué à la fois sur sa droite et sur sa gauche pour sa politique d'immigration.
En août 2004, une cellule de relogement a été mise en place pour étudier la situation des occupants au cas par cas. Cette démarche s'est toutefois heurtée au fait que de nombreux squatters étaient en situation irrégulière.
Selon le PCF, le gouvernement s'est décidé à une évacuation d'urgence, "à quelques jours de la rentrée scolaire", sans avoir véritablement traité la question du relogement ni celle d'éventuelles régularisations.
Lettre ouverte
Le cri d'alarme de l'Association des riverains du canal Saint-Martin
à la Ministre du Logement et de la Ville,
aux Préfets de Paris et de Police,
aux Maires de Paris et du 10°.
Nous poussons un cri pour vous alerter de la situation du campement des berges du canal Saint-Martin. Dans sa partie haute, l'hygiène et l’état sanitaire de ce campement sont alarmants. Il devient absolument urgent de prendre des dispositions, il n'est plus possible de laisser perdurer cette situation dans de telles conditions.
Sans le moindre équipement sanitaire, dans une grande promiscuité, cohabitent des familles entières avec enfants, beaucoup de très jeunes, des malades dont probablement plusieurs tuberculeux, des hommes et des femmes souffrant de grandes addictions. Cette situation ne fait que s'aggraver, il est urgent d’agir.
Nous savons que la situation est très complexe. Depuis la fin février nous participons régulièrement aux réunions organisées par Monsieur le Préfet de Paris en coordination avec les associations. Nous mesurons le travail qui a été fait mais, également, celui qui reste à faire.
Aujourd’hui il y a urgence. Les solutions d'hébergement sont saturées et quelle que soit la volonté des uns et des autres il n'est pas possible d'en créer immédiatement de nouvelles. Il faut donc trouver une solution d'attente cohérente et acceptable pour tous.
Nous constatons aussi l'épuisement de certaines associations, comme le Coeur des Haltes, à qui nous voulons rendre hommage pour leurs actions. Ces associations s'épuisent parce que les sites sur lesquels elles doivent intervenir sont multiples. D’autres associations ont carrément fait le choix de ne pas visiter le campement du canal Saint-Martin précisément parce qu'elles sont déjà débordées par le travail sur d'autres campements.
Nous voulons vous rappeler ce qui fut un des éléments importants du déblocage du campement des Don Quichotte, en Février dernier. Ce fut lorsque l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris a mis des locaux de l'hôpital Saint-Louis à la disposition de toutes les associations. Le fait de réunir en un seul lieu toutes les associations, à proximité des SDF, a été un immense progrès permettant une prise en charge sociale, psychologique et sanitaire de chacun et de chercher une solution appropriée pour tous.
Nous demandons donc urgemment au Maire de Paris, avec l'aide de l'État, de trouver immédiatement un terrain approprié dans Paris où pourraient être accueillies toutes ces personnes qui dorment sous une tente le long du canal et à Paris.
Cette solution d'urgence doit être transitoire, en attendant que les logements promis soient enfin ouverts. Cette solution nous parait la seule à pourvoir répondre à l’urgence d’aujourd’hui.
Cet espace devra être aménagé avec un minimum d'équipements sanitaires. Sur cet espace devra être regroupé l'action des différentes associations, garantissant ainsi une meilleure synergie et une meilleure efficacité de tous. Enfin le suivi psychologique et médical de ces personnes pourra être organisé comme il convient aujourd'hui, en France.
Au regard de l’urgence, existe t il une autre solution ?
Nous savons que l'idée de ce campement social suscite un certain nombre de critiques : ouvrir un tel campement risque de pérenniser voire même d'augmenter la venue de ces personnes, ouvrir ce campement risque de faire baisser la pression sur les pouvoirs publics qui n'ont pas respecté leurs engagements concernant l'ouverture de logements sociaux.
Nous nous pensons que la situation est aujourd'hui trop grave pour que ce sujet fasse encore l'objet d'une polémique politique.
Aussi nous demandons solennellement à Monsieur Delanoë d'étudier cette proposition et à Madame Boutin de débloquer en urgence les crédits nécessaires à l’aménagement et au fonctionnement du campement et de garantir que l'effort de création de logements sociaux ne sera non seulement pas modifié mais au contraire fortement augmenté.
Dans l’espoir que ce cri sera entendu, nous vous prions, Madame la Ministre, Messieurs les Préfets, Messieurs les Maires, de croire en nos respectueuses salutations.
Dans la hiérarchie gouvernementale, Christine Boutin n'est que la 12ème des 15 ministres du gouvernement. En charge de la politique de la ville et du logement, la ministre a pourtant vite compris ce qu'attendait Nicolas Sarkozy : travailler les dossiers et être capable d'en rendre compte dans les médias. Depuis la rentrée, Christine Boutin applique à la lettre les recommandations du chef de l'Etat. Elle multiplie les sorties médiatiques, tantôt en délocalisant son ministère (facture de 300 000 euros), ou alors en tentant de récupérer dans son cabinet ministériel, le fondateur de l'association Don Quichotte .
Mais depuis plusieurs semaines, la très médiatique ministre du logement doit faire face à un phénomène médiatique qui lui ait
moins favorable, les campements située rue de la banque à Paris. Des mal-logés ont installé des tentes à proximité de la bourse pour réclamer un toit alors que l'hiver approche. En choisissant
rue de la banque, ces mal-logés ont cherché un lieu symbolique pour pouvoir se faire entendre et exprimer leur désarroi de devoir vivre dans la rue. L'installation de ces tentes rappelle celle
du Canal Saint Martin en janvier dernier qui avait permis le vote du droit au logement opposable. Cette fois-ci, les mal-logés bénéficient du soutien de nombreuses personnalités : Guy Bedos,
Carole Bouquet, Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Emmanuelle Béart et d'autres.
Il y a quelques semaines, les tentes situées rue de la banque avaient été enlevées par les forces de l'ordre. Les mal-logés s'y étaient de nouveau installés. Ce matin, une centaine de gendarmes
et de policiers a été nécessaire pour évacuer de nouveau le campement de fortune des mal-logés de la rue de la Banque, dans le 2ème arrondissement de Paris.
| Publié par Jean Yves Le Déaut | |
| 12-03-2008 | |
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Pont-à-Mousson, le 4 mars 2008
Monsieur François FILLON
Premier Ministre Hôtel Matignon 57 rue de Varenne 75007 PARIS Monsieur le Premier Ministre, J’ai été destinataire du courrier que vous a adressé le collectif de vingt-huit associations et fédérations nationales relatif à la situation dramatique que connaissent les sans-abri et à la crise du logement. Je souhaiterais soutenir et relayer leur démarche. En effet, les propositions faites aux associations le 29 janvier pour résoudre cette crise et porter des solutions durables ne sont pas satisfaisantes. Lors de l’examen du projet de loi de finances 2008 pour la mission « Solidarité, intégration et égalités des chances » et pour la mission « Ville et logement », le groupe socialiste avait déjà pointé que les crédits affectés aux actions en faveur des plus démunis étaient insuffisants et ne permettaient pas une prise en charge des plus démunis de façon satisfaisante. Les réponses étaient en effet en deçà des attentes et des besoins, en matière d’hébergement comme de logement.
Courrier adressé également à la Ministre du Logement |
La précarité est un ensemble complexe. Vivre avec le strict minimum de revenus ou même sans ressources, se retrouver sans emploi et ne pas réussir à remonter la pente, occuper un emploi qui permet à peine de survivre, tout ceci à des conséquences sur les conditions de vie, et notamment sur un maillon essentiel de l’insertion sociale : le logement.
AVOIR accès à un logement décent, c’est pourtant une première sécurité, une base pour envisager de construire un avenir et
« assumer des obligations professionnelles, familiales et sociales », selon la formule du Père Wrezinski, fondateur d’ATD Quart Monde.
Or, on constate qu’à La Réunion, des milliers de personnes sont privées de ce maillon essentiel. Jeunes, personnes âgées, familles, personne n’est épargné et les situations ne se ressemblent
pas.
Il y a les sans-abris. Ceux-là n’ont plus de logement, ils trouvent de temps en temps refuge auprès d’associations, de centres d’hébergement, mais dorment souvent dans la rue ou des maisons à
l’abandon. Combien sont-ils ? Aucun chiffre officiel. D’après la CODESS (Coordination de l’Observation des Etudes Sanitaires et Sociales), « le nombre de sans
domicile fixe ou occupant un logement précaire est difficilement appréciable.
Cependant, différentes sources permettent de l’estimer en France entière entre 100.000 et 200.000 (certains mentionnent même 400.000), mais aucune donnée locale n’existe sur le sujet
actuellement ». Difficile, en effet, d’estimer le nombre de sans-abris à La Réunion, mais qui s’en soucie vraiment à part les associations ?
On sait seulement que fin 2006, La Réunion disposait de 12 établissements d’accueil d’urgence avec une capacité de 260 places, jugée insuffisante par les associations, et de fortes inégalités
entre les micro-régions. L’Est ne dispose que de 12 places d’accueil, l’Ouest n’est pas mieux loti avec 15 places, le Nord et le Sud ont respectivement 119 et 112 places.
Plus de 21.000 logements dégradés
Il y a ceux qui vivent dans un logement insalubre ou indécent. Ils ont un toit au-dessus de la tête, mais pour mieux cacher la misère de leur lieu de vie. 21.379 logements dégradés sont recensés
en l’an 2000. Il y en avait deux fois moins dix ans auparavant, rappelait la Fondation Abbé Pierre lors de la présentation de son rapport sur le mal-logement. Si l’on considère qu’une famille
réunionnaise compte en moyenne 4 personnes, c’est 10,8% de la population qui souffrent de ce mal-logement. On peut superposer à ces chiffres celui des demandes de logements sociaux, soit 29.000
ménages, pour répondre à ces demandes et à l’accroissement de la population.
D’après la CODESS, « le parc Logement Locatif Social (LLS) et Logement Locatif Très Social (LLTS) est en augmentation entre 2000 et 2006, de manière très soutenue pour les
LLTS : leurs effectifs ont ainsi doublé en 7 ans (soit un accroissement de 110%, de 3.300 à 7.000 logements). Cependant, cette croissance paraît insuffisante dans une région où le taux de
chômage avoisine les 32% de la population et où la population concernée de façon directe ou indirecte par les minima sociaux, c’est-à-dire les allocataires et leur famille, est évaluée à près de
244.000 personnes. Ainsi, en 2006, sur 26.000 ménages demandeurs d’un Logement Locatif Social, seuls 21% ont été satisfaits (soit 5.500 attributions de Logements Locatifs Sociaux en
2006) ».
Parc social insuffisant
Depuis 2000, la construction de logements sociaux s’est effondrée : 900 logements livrés en 2007, contre 1.000 logements en 2005 et 2006, 1.500 logements de 2000 à 2004 et 2.500 logements de
1995 à 1999. La Ligne Budgétaire Unique (LBU), destinée à financer le logement social, est passée de 105 millions en 1990 à 80 millions en 2006 et 2007, 70 millions en 2008.
Un tiers des logements sociaux (16.000) constituent le parc locatif ancien, un parc qui est de plus en plus proposé à la vente aux locataires mais qui n’a pas échappé à l’usure. La taille des
logements sociaux n’est pas toujours adaptée aux familles. « La taille moyenne du parc locatif social se situe autour de 3 pièces par logement, souligne la CODESS. Ceux-ci
représentent au 31 décembre 2006 environ 37,6% de l’ensemble du parc locatif social. Cette proportion est de 24,3% pour la totalité du parc des résidences principales de La Réunion. La part des
plus petits et des plus grands logements est la même : de l’ordre de 8% du parc locatif social au 31/12/2006 ».
Les quatre coins de l’île sont loin d’être égaux en logements sociaux. Sur un parc de 50.000 logements, « c’est la micro-région Nord qui concentre la part la plus
importante du parc réunionnais : 40% contre 24% pour l’Ouest alors que ces 2 zones géographiques représentent chacune environ un quart de la population de l’île. Les disparités sont d’autant
plus accentuées si l’on regarde la répartition par commune : Saint-Denis, Le Port et Saint-Pierre représentent 58% du parc locatif social pour environ un tiers de la population
réunionnaise ».
Enfin, 89.000 ménages réunionnais ont droit à une aide au logement versée par la CAF. Un nombre d’allocataire en progression de 8% entre 2002 à 2006.
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Général d’Armée Jeannou LACAZE
Né le 11/2/1924 à Hué (Indochine) décédé le 1/8/2005. Les obsèques solennelles ont eu lieu aux Invalides à Paris.
En 1940, il combat dans les FFI.. En 1944, il s’engage au 78e RI avec lequel il participe à la réduction de la poche allemande de La Rochelle. Il entre à Saint-Cyr en 1945, fait l’Ecole d’application de l’Infanterie à Auvours dont il sort, en 1947, affecté à la Légion : au 1er puis 2e Régiment étranger d’Infanterie avec lequel il sert en Indochine jusqu’en 1951, séjour coupé par un bref retour en France pour soigner une grave blessure. Capitaine à la section technique de l’armée de terre, puis commandant une compagnie en Algérie, il est muté en 1959 à la 11e demi-brigade de parachutiste de choc. A la disposition du premier ministre de 1963 à 1965, il suit ensuite les cours de l’Ecole de guerre. En 1967, il assume le commandement du 2e REP, qu’il conduit au Tchad lors de l’intervention française de 1969. A l’issue du stage au centre des hautes études militaires et à l’institut des hautes études de défense nationale, il est chargé en 1971 à Paris de la coordination de problèmes touchant au renseignement. Affecté à la 11e division parachutiste en 1976, il en prend le commandement de 1977 à 1979, au moment du déclenchement des actions extérieures françaises au Liban, en Mauritanie, au Tchad et à Kolwési au Zaïre.
En 1979 il est inspecteur de l’Infanterie. Le 15 septembre 1980, il est nommé Gouverneur militaire de Paris, commandant le 3e corps d’armée et la 1e région militaire. Le 1er février 1981 il est désigné comme chef d’état-major des armées et élevé au rang et appellation de général d’armée. Il le restera jusqu’en 1985.
En 1985 il fait ses adieux aux armes. En 1986 il devient conseiller spécial auprès du ministre de la défense pour les relations militaires avec les pays africains ayant signé des accords de défense. Il devient aussi conseiller de plusieurs présidents africains (Mobutu, Sessou N’Guesso, Houphoët-Boigny).
Il est député européen de 1989 à 1994 et rallie les rangs du CNI .
Il a publié en 1991 un livre : Le Président et le champignon (Albin Michel).
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